Périnée Sacré

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Le périnée est un muscle bien méconnu du corps humain. Il apparaît brutalement dans les esprits après un accouchement, ou le but va être de le muscler, contracter, serrer sans même savoir exactement pourquoi, comment …?

Les femmes ne sont pas les seules à en avoir un, les hommes aussi en sont pourvu mais il est rare qu’ils en ai conscience sauf si des problèmes d’incontinences et d’excression les touchent.

Sa taille. Comme on peut le voir sur la photo le périnée n’est pas un tout petit muscle. C’est même un ensemble de muscles en forme de losange orienté d’avant en arrière, il va jusqu’à la symphyse pubienne et le coccyx.

Son rôle. Sa mission principale et pas des moindres et de contenir tous les les organes du petit bassin. Il a un rôle majeur lors de l’accouchement ainsi que dans la continence. Le périnée joue un rôle essentiel dans l’épanouissement du féminin. Pourtant, on le rééduque à outrance sans apprendre à le connaître. Nous ne sommes pas sans savoir qu’une femme s’épanouie et trouve toute sa puissance dans le lâcher prise. Dans la reappropriation de son corps et sa connaissance.

Et la rééducation dans tout ça ?
Passage quasi obligé après un accouchement, on maltraite généralement trop les périnées. Pas que la rééducation soit à bannir totalement mais ces méthodes sont trop souvent pas assez globales et trop souvent drastiques :
1 • Rééduquer son périnée passe aussi par un état postural, une hygiène de vie qualitative…
2 • Prendre conscience de son périnée lorsque l’on va au toilette, en urinant, déféquant, en marchant … se retenant permettent de le connaître et d’imaginer ses fonctions.
3 • Les rééducations classiques qui consistent généralement à muscler,contracter, serrer  peuvent avoir un effet néfaste : celle de trop le muscler. Sachant que le périnée joue un rôle majeur dans les rapports sexuels, il faut savoir qu’un périnée trop mou peut se traduire par une absence de sensations mais un périnée trop tendu lui, peut donner lieu à des douleurs.
4 • Il existe de nombreuses méthodes naturelles et accessibles de chez soi pour aider ce muscle à récupérer : œufs de Yoni, œufs de Jade, boules de Geisha …
5• Favoriser la position couchée après l’accouchement est bénéfique au périnée. Déchirure ou pas le fait de rester à l’ horizontal est favorable au repos des tissus et c’est même essentiel à la prévention à l’incontinence urinaire.

En bref, apprenez à connaître votre corps avant de chercher à réparer. Le périnée est un formidable atout pour tous, apprendre à le respecter et l’aider est un merveilleux cadeau à lui faire

© Séverine Cesaroni Photographies

Seins Libres

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Ce n’est pas toujours simple d’adopter cette méthode au quotidien notamment par rapport au regard que porte la société sur cet attribut féminin et au regard même que chacune peut porter à son propre corps. L’idée ici n’est pas forcément d’abandonner définitivement le port du soutien-gorges (et pourquoi pas) mais de comprendre son utilisation et pourquoi il peut être néfaste au quotidien.

De nombreuses études scientifiques ont vu le jour pour prouver les impacts négatifs du soutien-gorge et pourtant l’image du sein parfait est encore très présent dans nos esprits et nos sociétés.
– en porter chaque jour court-circuite la bonne circulation de la lymphe et du sang ce qui peut entraîner de nombreuses pathologies ou désagrément.
– A cause de la mauvaise circulation on observe une augmentation de certains types de cancers du sein chez les femmes portant des soutien-gorges (les armatures rigides augmenteraient davantage ce risque)
– Porter un soutien gorge affecte la posture naturelle et peut entraîner de nombreuses douleurs : dorsales, musculaires ou en aggraver dès déjà présentes.
– D’un point de vue esthétique porter des soutien gorge fait perdre à la peau son élasticité naturelle, et paradoxalement à ce que l’on pourrait penser : plus on porte de soutien-gorge plus on s’expose à avoir des seins qui pendouillent sur du long terme : du nom scientifique la ptôse mammaire.

Les bénéfices à adopter le Nobra sont nombreux :
– Un meilleur confort
– Un meilleur esthétique des seins
– De l’économie
– Une meilleure santé des seins
– une meilleure acceptation de son corps (cette dernière partie peut prendre un peu de temps)
– Si on allaite il permet une diminution notable des risques d’engorgement

Se débarrasser de ses soutien-gorges peut prendre du temps. Tout cela doit se faire en douceur et il existe des alternatives moins brutales pour le corps :
– éviter les armatures
– Des brassières en tissus
– Un débardeur près du corps
– User du Nobra le plus souvent possible quand on peut !

Belle liberté

Le Syndrome prémenstruel

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Ce qu’on appelle syndrome prémenstruel SPM affecte énormément de femmes, il s’agit en fait de tout un tas de symptômes prémenstruels souvent douloureux qui peuvent être particulièrement gênants : fatigue irritabilité, dépression, maux de tête, douleurs aux seins, diminution de la libido, douleurs aux dos, ballonnements, œdèmes surtout aux doigts et aux chevilles, changements dans l’appétit, rages de sucre, acné…

Bien que très fréquent un SPM est souvent synonyme de déséquilibre. Notamment au niveau hormonal : cela peut venir d’une hyperostrogernie ou hyperprogesteronemie dans la plupart des cas même si d’autres facteurs peuvent rentrer en jeu : hypothyroïdie, hypoglycémie, déséquilibre au niveau de la prolactine, de la prostaglandine, allergie, déficience en oméga 3, vitamine B6 ou oligo -éléments, stress, dépression …

En adoptant une hygiène de vie plus propice il est possible de réduire les symptômes du SPM, ce n’est pas une fatalité :
– Diminuer la consommation de sucres rapides, de produits animales, de produits laitiers et de sels.
– augmenter sa production de légumes, fibres et graines
– pratiquer une activité physique : sans parler de sport à proprement parler, bouger, marcher, se balader …
– prendre soin de son foie.
– Prendre des probiotiques
– Augmenter ses apports en oméga 3
– gérer son stress : méditation, yoga …

Si tout ceci ne suffit pas un rendez vous avec un praticien : Naturopathe, energiticien, sophrologue …

Prenez soin de vous

© 10and5.com

Le Post Natal

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La période qui vient juste après l’accouchement est fondamentale pour le développement du bébé et le renforcement du Lien d’attachement entre lui et sa mère.
C’est pourtant une période qui est minimisée dans le monde de la naissance 💫 Autant pour la future mère qui se trouve souvent extrêmement isolée et peu soutenue.

 Besoin de contact : c’est LE besoin principal du nouveau né. A peine venu au monde, il doit apprendre à passer d’un état aquatique à un état terrestre. Tout autour de lui paraît brutal : de la lumière, à l’air contre ses poumons… La seule chose dont il a réellement besoin en tant qu’animal primitif est la sécurité du contact de sa mère : la chaleur de sa peau, les battements de son cœur, le lait de son sein, la température de son corps… des sensations qui lui fait retrouver le cocon rassurant dans lequel il se trouvait peu de temps auparavant 🙏🏻 – Plus un bébé sera materné plus la mère sera maternante et plus le lien d’attachement peut se renforcer.

Repos et sécurité : une femme pour se remettre de l’accouchement et surtout pour être dans les meilleures dispositions d’un maternage de proximité à besoin de se reposer. Les premiers jours de vie ont besoin d’être entourées d’une bulle protectrice et d’amour.

Se recentrer : Limiter les interactions extérieures, les visites, les réseaux sociaux  .. est primordial pour que le couple prenne ses marques et apprenne à se connaître. Les visites doivent être aidantes accompagnantes et surtout pas intrusives et dérangeantes. Dans l’idéal les 7 premiers jours ne devraient voir que la dynamique parents/enfants pour favoriser la mise en place de l’allaitement, des liens et du maternage.

Se nourrir de chaleur : Se trouver un cocon rassurant et positif, s’alimenter de nourriture qui fait du bien, qui booste sa santé est primordial pour sa forme et celle de son bébé : qu’on l’allaite ou pas .

Ne pas sous estimer l’intensité du post-natal : c’est une période de bouleversements intenses. Il est important d’accepter ces bouleversements et tout ce que cela implique. S’entourer de personnes de confiance, bienveillantes et accompagnantes aide réellement (doulas, proches …)

Respirez votre bébé
Produisez de l’ocytocine
Entourez vous d’amour 🌙

 

©  Christina Benton

L’épisiotomie

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Par définition l’épisiotomie se déroule durant l’accouchement. C’est un acte visant à découper le périnée durant la phase d’expulsion afin d’agrandir le passage pour que le bébé puisse passer plus facilement.

C’est un acte, comme beaucoup, qui s’est banalisé au fil du temps dans la pratique gynécologique. Il faut savoir que 17 % des mamans seulement sont questionnées pour le choix ou non d’une épisiotomie, le reste n’est souvent pas prévenu.

Depuis 1920 elle est pratiquée mais aucune étude n’a vraiment validé son efficacité. Depuis 1980 des études prouvant même son inefficacité et ses effets néfastes pullulent. Des chercheuses de l’université du Michigan ont constatées que les femmes qui avaient subi une épisiotomie avait une sexualité beaucoup moins épanouie par la suite et une moins image de leur corps. Dans les risques on retrouve également ceux d’une incontinence, une douleur souvent qui s’imprime longtemps, des risques de déchirure, une cicatrisation longue, des œdèmes, des risques d’augmentation de l’endométriose,
des risques de blesser l’enfant …

L’un des grands bénéfices avancé de l’épisiotomie est qu’il évite les risques de déchirures. Nous avons vu au dessus qu’il y’avait des risques de déchirures sur la cicatrice. De plus une épisiotomie est en fait une coupe droite alors qu’une déchirure va suivre le chemin des fibres de la peau. Une épisiotomie est irrémédiable alors qu’une déchirure est potentielle. Une épisiotomie concerne la totalité de la muqueuse : peau, muscle , muqueuse alors que la déchirure peut simplement rester superficielle

Bien que de nombreuses maternités commencent à vouloir limiter les épisiotomies au maximum, pourtant comme beaucoup de pratiques médicales obsolètes dont les études prouvent la non-efficacité elles sont toujours pratiquées de façon régulières et non-urgentes.

Contraception et Symptothermie

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Prendre la pilule, le stérilet, l’implant .. ou autre contraception sont des pratiques courantes au sein de notre société. Même si les mentalités évoluent peu à peu il est encore courant de prescrire une pilule hormonale à une jeune fille n’ayant pas encore eu d’activité sexuelle.
Or, prendre une contraception hormonale met en pause la vie génitale de la femme durant toute la période où celle ci la prend. Cela peut avoir une incidence directe ou indirecte sur la santé et la fertilité de celle-ci.

Il existe d’autres moyens de contraception et même si certains sont moins impactants que d’autres, il faut savoir que TOUS ont une incidence sur la vie génitale de la femme.

Il existe cependant plusieurs méthodes de contraception naturelle : méthode de Billings, Ogino, retrait, prise de température, symptothermie. Nous allons nous intéresser à cette dernière.

👉🏽 En quoi cela consiste-t-il ?
La méthode symptothermique consiste pour les mettre femmes à écouter leur corps et se le réapproprier.

👉🏽 Comment ?
Pour déterminer les différents états de fertilité du cycle féminin, la symptothermie se base sur l’interprétation de la courbe des températures (-thermique) en relation avec les autres signes de fertilité (sympto-) comme la glaire cervicale, véritable «élixir de vie» pour les spermatozoïdes, ou la position du col de l’utérus. {sympto.org}

👉🏽 Est-ce réellement efficace?
De toutes les méthodes naturelles celle ci sort réellement du lot car elle consiste à combiner plusieurs méthodes. Naturellement, elle implique une certaine discipline d’application ce qui n’est pas toujours évident et simple a appliquer. Il faut environ 3 cycles pour se familiariser avec la méthode. Au total autant de grossesse non désirées au programme qu’une contraception hormonale.

👉🏽 Quelles sont les bénéfices ?
Ils sont multiples : un cycle respecté, le corps qui s’exprime naturellement, un impact positif sur la fertilité et la vitalité du bébé à venir… de plus cela a un fort impact écologique et environnemental.

Enfantement et société

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Aujourd’hui nous vivons dans une ère très millimétrée, nous n’en avons pas toujours conscience mais l’image que la société nous renvoie façonne très souvent nos décisions. Quand nous frôlons les trente ans il faudrait être en couple, avoir ou commencer à penser enfant, avoir une situation stable, devenir «adulte », travailler comme une fourmis dans ce monde qui jamais ne nous en remercie.
L’image parentale est très difficile. Arrivées à 30 ans nombre sont les femmes célibataires (ou sans enfant, quelle que soit la raison) qui sentent un poids énorme sur les épaules dictée par la pression sociétale . Et même si elles revendiquent leurs choix (ou parfois leurs non-choix) nombres sont ceux qui vont leur rappeler au quotidien. « Et les enfants ? Les amours ? »…

Nous sommes dans un monde aujourd’hui où l’on pose la question « ça va? » sans attendre de réponse. Nous sommes dans un monde ou avoir une situation stable (=panoplie mari/enfant/travail) définit la réussite.
Arrêtons nous deux minutes et demandons plutôt à notre voisin, notre ami s’il est heureux, si sa vie, ce qu’il a accompli, le comble. Si ce n’est pas le cas demandons lui ce qu’il voudrait et poussons le à chercher comment l’obtenir.

Avoir des enfants aujourd’hui est une norme societale. Combien sont ces personnes qui font un enfant parce que c’est le moment et non pas parce qu’à côté d’eux un individu fait naître au creux d’eux même une sensation d’amour si forte qu’elle voudrait en faire quelque chose de plus grand ? Après cela on s’étonnerait presque que la naissance devienne un marché et que l’éducation soit un sujet si délicat alors que les VEO pleuvent.
Nous faisons des enfants mais nous n’avons pas le temps pour eux. La société nous contraint à accoucher et reprendre une activité le plus rapidement possible. Et si une maman fait le choix de rester avec ses enfants et de leur offrir présence et maternage elle est de suite vue un peu comme une marginale un peu frappadingue qui vit « aux crochets de la société ».

Nous vivons dans ce monde ou la mère maternante n’a pas sa place, la working mum croule sous les pressions et où celles qui sont entre les deux oscillent entre ce qui se fait et ce qu’elles ressentent.

Nous sommes en droit de nous demander quel impact tout ceci peut avoir sur notre maternage, notre façon d’élever nos enfants. A quel point l’image générale, le poids de cette société a une influence sur les individus que nous sommes et sur ceux que nous élevons ?

Prenons deux minutes pour nous recentrer. Pourquoi avons nous des enfants ? Qu’aimerions nous pour eux ? Ce monde où nous sommes déjà conditionnés par des images et où le respect de la planète et de ses habitants passe au second plan, vraiment ? Demandons nous pourquoi et pour qui nous voulons des enfants ? Pourquoi nous n’en voulons pas ? Qu’est ce qui résonne en nous ?

Et surtout respectons les choix de chacun.
L’enfantement est devenu une norme societale.
Repensons-le comme cet acte sacré et stellaire qu’il est.
Donner la vie. C’est une puissance, un don dont il faut faire bon usage . Ce n’est pas à banaliser.
C’est un avenir que nous offrons à une vie humaine.

 

©  Dominique Lamontagne Photography

La Naissance Orgasmique

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Dans notre société, associer naissance et orgasme est assez mal considéré. Pourtant, l’accouchement en lui-même est un acte sexuel. En France, à l’heure actuelle, l’accouchement est synonyme de souffrance et il est extrêmement appréhendé pour cela par les futures mamans. « Tu accoucheras dans la douleur », cet adage religieux est bien ancré dans les croyances populaires. Pourtant, accoucher dans la jouissance est possible, et ces femmes qui ont vécu un orgasme durant la naissance de leur bébé ne sont pas si rares.

Nous avons à de nombreuses reprises parlé de l’accouchement naturel/physiologique, à savoir un accouchement qui se passe sans actes médicaux et qui permet au corps de faire le travail pour lequel il est fait : donner naissance. Comment ? En produisant de l’ocytocine naturelle, qui nous permet d’avoir des contractions hétérogènes propices à l’accompagnement du bébé dans sa descente vers le bassin. Cette hormone nous la libérons en masse lors de câlin, de l’allaitement et d’un rapport sexuel et particulièrement lors de l’orgasme. Or, comment parvient-on à ces sensations ? En lâchant prise. Totalement. En se fiant à notre corps, ce qu’il nous envoie et ce qu’il nous fait ressentir.

Lors de l’accouchement c’est exactement le même phénomène qui se produit, si nous sommes dans le lâcher prise le plus total, le plus profond, il n’est pas impossible de ressentir ces sensations.
Elodie, nous le disait très bien lors du live que nous avons partagé sur l’accouchement respecté. La souffrance et la douleur sont deux choses totalement différentes. La douleur est un phénomène physique, ressenti au moment du choc, la souffrance quant à elle est psychologique. Lors d’un accouchement nous pouvons vivre dans la douleur au moment où elle se produit, douleur qui a pour but rappelons-le, une douleur physique qui porte en elle la création de la vie ; ou alors dans la souffrance, dans les projections de la douleur que nous allons/venons de ressentir. Lâcher prise, ressentir les sensations, renouer avec son côté primitif est primordial pour un accouchement serein. Douleur ou non.

De nombreuses études prouvent aujourd’hui que faire l’amour très souvent lors du dernier trimestre de la grossesse ainsi que la stimulation du vagin et du clitoris durant l’accouchement permettent de diminuer grandement l’impact de la douleur. Barry R. Komisaruk, un chercher a aussi découvert sur des rats que la stimulation vaginale bloquait la substance P (qui transmet la douleur) au niveau de la moelle épinière. En clair, les neurotransmetteurs chargé de délivré le message « aïe! » au cerveau sont directement stoppés.
Le plaisir est donc un inhibiteur naturel à la douleur.

La nature de la femme réside dans l’écoute active de son corps et de ses sensations. Qu’elle soit mère, ou non, qu’elle le veuille ou non, une femme possède en elle la puissance de mettre au monde et de nourrir son enfant. C’est une force incroyable qu’on sous-estime à tort.
🌕🌖🌗🌘🌑🌒🌓🌔🌕

Pour aller plus loin : Documentaire vidéo : Naissance orgasmique: le secret le mieux gardé, réalisé par Debra Pascali-Bonaro
Livres Accoucher par soi-même ; Laura Kaplan Shanley + Le guide de la naissance naturelle : Retrouver le pouvoir de son corps ; Ina May Gaskin

© Rebecca Coursey-Rugh

Le Vernix

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Ce drôle d’enduit qui recouvre la peau des bébés à la naissance et que bien souvent on s’escrime à frotter et nettoyer rapidement est du vernix. C’est un corps gras qui permet de protéger la peau du bébé lors du dernier trimestre de grossesse à travers le placenta. C’est une barrière étanche qui protège contre les effets de l’eau ainsi que les effets déssechant de l’air sur la peau du bébé à la naissance. Il a aussi des vertus lubrifiantes qui aident à l’expulsion du bébé.

Le vernix esr hydratant, cicatrisant, imperméabilisant, possèdes des vertus anti-infectieuses, antifongiques, anti-oxydantes et antibactériennes qui agissent dès la naissance et il favorise la réduction des pertes thermiques.

Le vernix est principalement composé d’eau (80,5 %), de lipides (10,3 %) et d’une vingtaine de protéines différentes (9,1 %). Les acides gras associés aux lipides et les protéines possèdent une particularité antimicrobienne qui favoriserait la protection du fœtus et du nouveau-né.

Plus on se rapproche du terme de la naissance moins le bébé possède de vernix en effet la peau commence son absorption dès le huitième mois de grossesse.

L’idéal est de retarder le plus possible le premier bain de son bébé pour qu’il continue à bénéficier des propriétés du vernix.
Bain qui d’ailleurs n’est pas vraiment recommandé avant 8 semaines (âge où le bébé arrive enfin à ce thermoreguler). Avant cet âge là préférons les bains en peau à peau si bain il doit y avoir

 

© Nicole Monet

Allaitement maternel – à la demande

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Lorsqu’on allaite son bébé il est fondamental de répondre à la loi de la demande. Et non pas de le chronométrer selon une règle soit disant précise ou pour nos besoins.
Pourquoi ?

Déjà parce que d’une femme à l’autre la capacité de stockage varie extrêmement. On va donc avoir certains bébés qui prennent 8 tétées par jours et d’autres 15 tétées alors qu’au final ils bénéficieront de la même quantité.
Les tétées peuvent être nourricières ou de réconfort. La quantité de prise de lait fluctue donc en fonction des besoins du bébé.
Pour ces deux raisons, étant donné qu’il est impossible de déterminer combien le bébé prend et à quel moment ne pas respecter son rythme peut lui faire « sauter des repas » importants et non négligeables.

La taille de l’estomac du bébé à la naissance est à peu près celle d’une cerise puis à 3 jours il ressemble à une noix. A une semaine un abricot. Et à un mois un œuf environ.

Le lait maternel se digère en une vingtaine de minutes. Ce qui n’est pas le cas des préparations commerciales (3h environ). Il est donc naturel qu’un bébé ait des besoins de succions fréquentes. En ayant ce schéma en tête il est plus facile de comprendre les besoins de l’enfant.

Les 8 premières semaines suivant la naissance la lactation se met en place. La production est régie par la loi de l’offre de la demande. L’hypophyse assimile toutes les informations que lui envoie le corps (machine à produire extraordinaire) afin de réguler les choses et de s’adapter aux besoins du bébé.

Le risque de confusion sein/tétine est d’environ 1/7 enfant. Il existe. Il est important d’avoir en tête ces chiffres pour se faire une idée. Les deux premiers mois il est important de laisser la lactation s’équilibrer avec les besoins de son bébé. Il est préférable d’éviter toute tétine, biberon, bout de sein ou même tire-lait pendant cette période d’équilibrage==

Un bébé qui s’alimente correctement mouille environ 6-8 couches par jour. [bien pleines]. Peser un bébé allaité est donc plus anxiogène qu’autre chose. Noter les tétées et leur fréquence n’est absolument représentatif de la quantité de lait prise.

 L’idéal est d’oublier un peu les chiffres lorsqu’on allaite.

© Laura Boil Photography