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Les échographies : risques et bénéfices

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On pense souvent à tort que les échographies sont obligatoires lors du suivi de grossesse. Ce n’est pas le cas. Rien n’est obligatoire hormis de déclarer sa grossesse.

Les échographies recommandées sont au nombre de 3. Parfois 4.
⠀• La toute première peut avoir lieu juste après la découverte de la grossesse, cela permet d’avoir une vision de comment se passe l’évolution.
⠀• La première échographie recommandée est l’échographie de datation, elle permet avant tout de dater l’âge de la grossesse et d’avoir une idée de la période d’accouchement. On y mesure la clarté nucale ce qui permet d’éliminer un potentiel risque de trisomie 21. On la pratique généralement entre 11 et 13 SA.
⠀• La seconde échographie est l’échographie morphologique. Elle permet de mesurer le bébé en général et de vérifier ses organes. Celle ci est très importante. On la pratique entre 22 et 24 SA.
⠀• La dernière échographie permet de faire les dernières mesures pour le bébé. On la pratique entre 31 et 33 SA.

Si ces échographies sont importantes elles comportent quand même des effets néfastes. Ils sont très peu connus et existent néanmoins. L’échographie pour un bébé in utero est ressenti de manière violente. On peut voir que souvent les bébés peuvent fuir la sonde, se retourner, bouger moins que d’habitude ou au contraire être très agités. C’est un peu comme si vous étiez enfermé dans un hangar fermé et que vous ressentiez des vrombissements assourdissants des avions qui décollent autour

A ce stade le fœtus n’entend pas : il perçoit. Tout autour de lui n’est que sensation (synesthésie) les ultra sons sont donc ressentis avec énormément de force pour lui. Le stress occasionné est donc conséquent lors de l’échographie.

L’exposition aux ultra sons entraînent également une augmentation de la température qui est ressentie par le bébé. Certains professionnels évitent un temps d’exposition long lors des échographies.

C’est important d’avoir cela en tête lors de la prise de rendez vous des examens. Ils n’ont rien de banals. Vous pouvez déjà éviter les échographies fréquentes par exemple tous les mois. Et les échographies 3D qui augmentent l’exposition aux ultra sons.

Le lait maternel : Elixir de vie

zoa_60Or blanc. C’est ainsi que l’on appelle le lait maternel. Un vrai concentré de santé.

Voilà ce qu’il contient :

Du colostrum qui tapisse et scelle la paroi stomacale de votre nouveau-né au lait mature qui aide votre bébé à bien grandir, chaque goutte de votre lait maternel contient des milliers de composants bénéfiques, notamment :

* des anticorps protégeant contre les maladies
* des hormones qui favorisent la création de liens et régulent l’appétit
* des cellules souches qui contribuent au développement et à la régénération des organes
* des globules blancs qui combattent les infections
* des bactéries bénéfiques qui protègent le système digestif de votre bébé
* des prébiotiques, ou oligosaccharides, qui favorisent la bonne santé des intestins
* des acides gras à longue chaîne qui contribuent au développement du cerveau, du système nerveux et des yeux de votre bébé
* des enzymes qui soutiennent ses systèmes digestif et immunitaire
* des nucléotides et des hormones qui contribuent au développement de cycles veille/sommeil sain

Non seulement c’est un atout pour la santé de l’enfant (baisse des risques de cancers, de maladies infectieuses, d’allergies, d’affections respiratoires, otites, asthmes, diabète, des problèmes digestifs…) mais c’est aussi le cas pour la maman (baisse des risques de certains cancers du sein, du col de l’utérus, de l’ostéoporose, meilleure récupération…).

Le lait maternel s’adapte chaque mois, semaine, jour et même heure à votre bébé. C’est un fluide vivant qui agit constamment. Par exemple lorsque la maman est malade l’enfant bénéficie depuis longtemps de ses anticorps, et si lui, tombe malade, rien qu’en l’embrassant la maman fabrique des anticorps qui passent dans le lait pour l’aider à combattre son infection. De plus, de par son effet cicatrisant, hydratant et anti-bactérien il est également un atout en application locale sur des plaies, boutons, problèmes cutanés, otites, conjonctivites et nez bouché. Il est également possible d’en faire des savons doux pour la peau.

© Laura Boil Photography

Les pap’allaitants

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C’est une question qui revient souvent lorsque l’on s’interroge sur l’allaitement : le père va t’il trouver sa place ?

Pour qu’un père trouve sa place de manière équilibrée, l’idéal est de commencer par faire de l’allaitement une affaire de famille et non pas de mère. C’est très sociétal à l’heure actuelle que le père s’investisse peu dans les choix que l’on fait pour son bébé. Que le père s’implique, se renseigne … lui permet réellement de savoir dans quoi il s’engage. Si un père bien informé connaît les bénéfices de l’allaitement pour son enfant, son épouse, l’économie et l’écologie que ça implique il est difficile d’imaginer qu’il trouve matière à s’y opposer.

Si toutefois c’était le cas, ce qui arrive. Il sera utile de s’interroger sur ses préoccupations. Parfois la limite est si facile à défaire et l’écoute rend les choses beaucoup plus simples. Cela peut parfois être une histoire familiale, une croyance ancrée.. S’il s’agit d’un problème de sexualité : le corps de la femme lui appartient, à elle et à elle seule et personne n’a de droit de propriété dessus. L’allaitement n’empêche pas non plus les rapports sexuels, en revanche avoir un enfant peut les ralentir : on estime la moyenne de reprise des rapports sexuels entre 3 et 12 mois après la naissance.

Il faut savoir que dans tous les cas un nouveau-né dans les premiers instants et mois de vie marque de toute façon une préférence pour sa maman. Il a passé 9 mois dans son ventre, elle est pour lui une sécurité absolue. Ça ne change pas l’attachement et la sécurité que peut donner un père. Et ce besoin de la mère ne changera pas si on instaure un biberon dans l’alimentation, l’allaitement en revanche contribue à renforcer ce sentiment de sécurité, il en est même un atout majeur.

Le père joue un rôle essentiel dans l’allaitement et le premier est sans conteste le soutien. Si allaiter est naturel il ne s’agit pas d’un acte aisé et il y a souvent des difficultés aux premiers abords, un soutien et une confiance inflexibles du Papa rendront ces situations beaucoup vivables pour la maman qui peut se retrouver dans des bouleversements émotionnels difficiles.

Le soutien émotionnel n’est pas le seul. Le soutien logistique est tout aussi important. Au début alors que le nouveau né est très demandeur permettre à la jeune maman d’être dans un bulle, la nourrir sont fondamental. Certains moments comme la montée de lait ou les pics de croissance impliqueront le père et son rôle dans ces moments là pourra devenir capital.

Pour ce qui est du lien que le père crée avec son enfant il y a des milliards de façon pour lui d’exister. Le portage par exemple est un moyen sûr de rassurer son bébé et de lui offrir chaleur et sécurité lors d’une sortie en famille par exemple. Les moments câlins ou en peau à peau sont de merveilleux moyens de créer du lien. Ces deux méthodes physiologique et respectueuse de l’enfant ont fait leur preuve et s’inscrivent dans le développement du bébé.

Rappelons également que outre les bénéfices majeurs sur la santé de l’enfant, de la mère et sur l’environnement que l’allaitement avec l’équilibre hormonal qu’il implique permet souvent une meilleure récupération : la Maman n’a plus de sommeil paradoxal et les périodes de sommeil sont généralement régénératrices. L’allaitement ne nécessite aucune préparation il y a moins de pleurs et de frustration chez un bébé allaité en général. Le sein étant la réponse a beaucoup de problématiques. Lors d’un voyage également allaiter permet de se décharger de lourds fardeaux : lait, biberons, chauffés biberons … et exit la question de la quantité à amener ou les pénuries.

Et enfin l’allaitement est économique : on estime le coût des PCN à 20€/semaine.
Alors mère ou père : écoutez vous et écoutez votre bébé

© Nicole Monet

L’être humain, ce mammifère

82492419_634275267383190_2339129555513507840_nPar définition l’être humain est un mammifère. Notre voisin le plus proche étant le singe. Mammifère porteur également, il a de nombreuses similitudes avec nous mais ce n’est pas le seul.

Nous sommes le seul mammifère conditionné à penser que nous avons besoin d’aide pour donner naissance. Or, le fait de mettre au monde son petit concerne une caractéristique biologique qui est propre à chacun des représentants du règne animal. C’est un mécanisme que notre corps sans l’avoir déjà expérimenté (pour le cas des primipares) connaît. A l’instar du moment où nous allons aux toilettes pour évacuer notre corps est capable d’expulser un bébé.

Si vous avez déjà eu une chatte ou une chienne prête a mettre bas, vous avez certainement déjà eu les recommandations de vigueur : « Laissez-la tranquille, soyez une présence discrète mais rassurante. Si elle quémande des câlins encouragez-la, si elle s’isole laissez-la ». Ces mots pourtant si simples devraient être faciles à appliquer à la femme qui accouche. Mais nous savons que ce n’est pas le cas, à l’heure où l’interventionnisme est de mise.

Il n’est pas rare de voir un animal s’isoler pour mettre au monde son petit. De manière générale le travail se déroule rapidement et sans douleur fulgurante comme nous l’apprenons pour nous-même. Alors est-ce que la mise au monde est réellement plus difficile pour les êtres humains ? Il y a des chances que notre système de croyances et les idées véhiculées depuis des centaines d’années aient façonné notre façon de vivre et ressentir un accouchement. Dans des tribus anciennes où les femmes mettent au monde seules les enfants et surtout en confiance les naissances se passent relativement bien et sereinement (parce qu’on leur a appris que c’était un acte naturel et fondamental). Nous observons un travail rapide et moins intense. La mortalité est très faible. Les taux de mortalité étant souvent dus à la malnutrition des petits au cours de la première année de leur vie.

N’est il pas temps de changer de regard sur la naissance ? De faire confiance au corps et à la nature même de l’espèce humaine ?

© Laura Boil Photography

Apprivoiser la douleur de la naissance

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« Une femme qui accouche est comme une fleurs qui s’ouvre »

Dans la société actuelle lorsque l’on tombe enceinte une peur vient très vite s’immiscer dans les pensées : l’accouchement. Parce que aujourd’hui, une naissance fait peur, elle est synonyme de danger et de douleur et les femmes de manière insidieuse sont condamnées à penser qu’accoucher est un acte qui ne peut se faire sans aide extérieure. Or, c’est en redonnant cette capacité aux femmes en les re-possédant de cette force qu’elles ont toutes en elles, que l’accouchement devient sécuritaire.

✱ La douleur de l’enfantement est une douleur qui a une cause. Elle est là pour aider le bébé à descendre et à se frayer un chemin dans le bassin, l’utérus, le vagin. En connaissant la physiologie de l’accouchement : la mécanique bien huilée des hormones, l’effet des vraies contractions on parvient à en saisir l’importance.

✱ La libération des endorphines provoquées par celle de l’ocytocine permettent à la femme de voyager dans un état second et de se reposer entre deux contractions.

✱ Le lâcher prise est fondamental. Nous avons vu à de nombreuses reprises qu’il est très difficile à avoir en milieu hospitalier : va et vient, questionnement du personnels, lumières aux néons … Mais il n’est pas impossible ! Une femme qui accouche a le DROIT de faire respecter ses souhaits et souvent le personnel hospitalier se montre bienveillant à ses demandes.
Vivre la douleur dans l’instant et non pas dans l’appréhension de celle qui va venir ou dans le souvenir de celle qui vient de passer. Vivre dans l’instant. Ne pas réfléchir à ce qui va se passer « si ça continue je ne tiendrais pas » ; « dans combien de temps cela va finir » ; laisser les douleurs nous traverser. Lâcher prise. C’est extrêmement difficile à réaliser et cela demande une préparation certaine en amont

✱ Très souvent arrive un moment dans l’accouchement où la femme se sent désespérée et sent qu’elle n’y arrivera pas. Cette période appelée « phase de transition ou de désespérance » est normale et physiologique. Malheureusement c’est souvent lors de cet instant que l’on va proposer une péridurale afin de la soulager et ça part d’une bonne intention. Il est difficile pour les personnes qui gravitent autour de la femme de rester dans l’immobilisme lorsqu’elle souffre. Surtout pour l’accompagnant c’est ce qui nécessite une préparation.


Une femme qui accouche a besoin de bouger, marcher, se suspendre, se faire confiance, de boire et de manger. Il est nécessaire de créer un environnement propice à cela.

Notons qu’accoucher n’est pas toujours synonyme de douleur. La sexualité est un sujet tabou dans notre société, or, accoucher est un acte sexuel et il est parfois transcendant.

Il est fondamental de se reconnecter au côté sacré de la naissance. L’acte en lui même est enchanteur, il s’agit de la création même de la vie.

© Laura Boil Photography